Données de base :
- Prix du bien : 250 000 € → base amortissable (80%) = 200 000 €.
- Type de location : Social (taux d’amortissement = 4,5 %).
- Revenus fonciers annuels (loyer) : 12 000 €.
- Charges annuelles :
- Intérêts d’emprunt : 6 000 €.
- Taxe foncière : 1 200 €.
- Frais de gestion : 800 €.
- Assurance loyer impayé : 500 €.
- Amortissement Jeanbrun : 4,5 % de 200 000 € = 9 000 €
Calcul des revenus fonciers après déduction des charges
Déduction des intérêts d’emprunt (prioritaires)
- Revenus fonciers : 12 000 €
- Moins : Intérêts d’emprunt : - 6 000 €
- Important : Les intérêts d’emprunt ne peuvent pas créer de déficit foncier imputable sur le revenu global.
Déduction des autres charges (taxe foncière, frais de gestion, etc.)
- Taxe foncière : - 1 200 €
- Frais de gestion : - 800 €
- Assurances : - 500 €
Le total des autres charges s’élève à 2 500 €, qu’il faut déduire de notre solde intermédiaire, soit : 6 000 € – 2 500 € = 3 500 €
Application de l’amortissement Jeanbrun
Notre solde s’élève donc à présent à 3 500 € auquel nous allons pouvoir appliquer l’amortissement du dispositif Jeanbrun qui est de 9 000€ dans notre exemple.
Ainsi, 3 500 € de solde – 9 000 € d’amortissement = – 5 500 € de déficit foncier.
Impact sur l’impôt sur le revenu
Le déficit foncier de 5 500 € peut être imputé sur le revenu global, dans la limite de 10 700 € par an.
Prenons l’exemple d’un ménage avec un revenu imposable de 50 000 €. Si l’on y soustrait les 5 500 € de déficit foncier, le nouveau revenu net imposable sera de 44 500 €.
Si ce ménage se situe dans la tranche marginale d’imposition à 30 %, l’économie d’impôt est de : 5 500 € × 30 % = 1 650 € d’impôt en moins.
Si l’amortissement calculé dépasse le plafond annuel (ex. : 11 000 € pour une location sociale), l’excédent est reportable sur les années suivantes.